Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 13:37

Maîtresse Ava m’a convoqué par SMS alors que j’étais attablé avec Laura une collègue de bureau durant la pause déjeuner. C’est d’ailleurs une jolie assistante encore célibataire qui montre parfois un certain intérêt pour ma modeste personne. Une nouvelle fois, il m’a fallu trouver un prétexte rien que pour sortir du restaurant et appeler Maîtresse au dehors, ne sachant pas si la conversation évoquerait des pratiques pas toujours consensuelles.

 

«  Boris, tu dois être chez moi à 14 heures, je voudrais essayer les 10 paires de chaussures qu’un admirateur m’a fait livrer »

 

Cela me laissait moins d’une heure pour finir mon repas, trouver un nouveau prétexte pour ne pas retourner au bureau, et me rendre en métro à l’autre bout de Paris. J’étais de toutes façon transcendé par ce nouvel appel de Maîtresse et rien ne pouvait me détourner de la tache qu’elle me demandait d’accomplir. Peu importe ce que Jeanne ou d’autres relations professionnelles pouvait penser de mon attitude ; peu importe si mon comportement allait me priver éternellement d’une promotion dans la grande entreprise qui m’employait. Le statut d’esclave de Maîtresse Ava, faire partie des 10 ou 20 jeunes hommes qu’elle gratifiait de tels ordres valait bien celui d’un obscur chef de service à la vie bien rangée.

  

Maîtresse m’ouvrit, vétûe uniquement d'un ensemble de lingerie Victoria Secret noir et mauve, très raffiné, les jambes nues portaient encore le hâle du soleil de la Cote d'Azur. Selon ses instructions, je me tenais à l’heure prévue à genou devant la porte de son appartement. A cette heure là, les résidents de ce grand immeuble haussmannien avaient peu de chance de me voir dans cette position, mais le risque si minime soit-il me donnait quelques frissons.

«  Viens Boris, tu n’as besoin de te lever, ta laisse de chien t’attend et tu vas passer le reste de la journée près du sol, à t’occuper de mes pieds, et des magnifiques chaussures que l’on m’a offertes ».

 

10 boîtes à chaussures de grand luxe était alignées dans le salon de Maîtresse où elle m’attira par le collier qui m’était désormais destiné à chaque rendez-vous. Sur les emballages, on pouvait reconnaître les plus grandes marques en la matière et les modèles ne semblaient pas être des plus communs à l’intérieur des collections. Chaque paire disposait de talons absolument vertigineux, parfois transparents, parfois noirs, ou et pour quelques uns terminés par une pointe en aiguille.

«  Gary, mon nouvel esclave de Monaco a vraiment voulu me faire plaisir. Voilà au moins un soumis qui a su réussir dans la vie, où peut-être se transcender pour plaire à sa maîtresse.  Je les porterais lors de nos prochaines soirées sur la côte,  mais toi Boris, tu vas me permettre de les essayer, de tester leur capacité à piétiner le corps des esclaves »

 

Avant de procéder à l’essayage, Maîtresse me demanda d’abord de bien m’occuper de ses pieds nus, de leur prodiguer mille baisers, de prendre entre les lèvres chacun de ses orteils, de glisser ma langue entre chaque durant de longues minutes. Puis, tenant ma laisse avec assurance, elle chercha dans son placard une crème relaxante achetée dans l’un des meilleurs salon de bien-être de la capitale.

«  Ils ont un très beau Spa, mais en m’y baignant plusieurs fois par semaines, on risque de fatiguer l’épiderme. Heureusement que mes petits soumis s’empressent de parer à cet inconvénient ». Il fallait pour cela masser doucement et patiemment chacun de ses pieds divins, alors que Maîtresse installée lascivement sur le canapé du salon lisaient ses nombreux mails sur son smartphone, commentant parfois la déclaration d’amour d’un nouveau courtisan.

 

Lorsqu’elle se sentit ses pieds totalement remis des épreuves de la matinée, Maîtresse affirma vouloir passer aux choses sérieuses. Je devais tout d’abord vêtir ses jambes de bas noirs très fins, puis lui apporter les chaussures deux par deux en commençant par les plus sages, qui peuvent être utilisées pour aller chez son banquier ou faire du shopping avec ses amies.

L’une des boites contenaient des Extrem Dior Gladiator portés notamment par Sarah Jessica Parker dans le film Sex and The City ; des escarpins élégants, raffinés, mettant parfaitement en valeur les pieds féminins sans être si extrêmes que cela, surtout à coté d’ autres modèles livrés le même jour.

 

J’essayais de me concentrer pour chausser ma maîtresse le plus confortablement possible, pour ajuster les lanières et mais cette tâche était rendue difficile par le spectacle très érotique des pieds sublimes prenant place dans des écrins de cuirs qui les magnifiaient encore davantage. Il me fallait lutter contre le désir de toucher mon entrejambe, contre le tremblement alors que Maîtresse tendait le doigt vers une nouvelle paire de ces parures davantage destinées à faire ramper les hommes qu’à se déplacer. Très vite d’ailleurs, Maîtresse s’amusa à appuyer fortement sur mon torse pour constater la marque que pouvait laisser telle ou telle talon lors d’un piétinement. Elle me demandait de rester à genoux, puis tirait sur ma laisse tout en promenant ses pieds chaussés sur mes épaules, la poitrine, le ventre ou les cuisses. Il me fallait à présent résister à une douleur évidente et ce n’était qu’un début.

 

Pour Maîtresse, en effet, l’essayage n’était pas terminé.

« Toutes ces paires sont magnifiques, mais il faut vraiment que je les porte plus longtemps pour bien les choisir lors de mes sorties ou soirées. Tu vas rester jusqu’à tard ce soir Boris, et tu devras t’allonger tout ce temps, le ventre plaqué au sol du couloir, comme un tapis et sans dire un mot ».

Le but recherché était que Maîtresse oublie presque totalement ma présence et puisse vaquer à ses occupations habituelles, entre son bureau où elle devait régler un problème immobilier, le salon où elle réglait la musique, remplissait un verre d’eau, et sa chambre où elle allait échanger une paire de chaussures contre une autre ou passer un appel téléphonique. A chaque passage, Maîtresse s’appuyait sur l’un des murs du couloir pour pouvoir me passer sur le corps sans même un regard. L’ensemble de mon dos lui était offert, mes jambes, mes fesses à peine protégées par un boxer. Les talons aiguilles se promenaient sur ma peau et la martyrisaient sans la moindre retenue, même les plus sages, utilisés dans les premières heures donnaient l’impression de me transpercer et d’y laisser des marques définitives.

 

Comme souvent sous la domination de Maîtresse Ava, la douleur montre très vite durant une première période. La répétition des sévices infligés tend à enflammer la chair du soumis et provoque ce rougissement caractéristique de la peau. Par la suite, il y a accoutumance à cette douleur et l’amour de la femme sublimée cette tyrannie délicieuse, voire irrésistible. Le soumis se sent vraiment possédé par sa maîtresse, heureux d’avoir franchi un nouveau palier dans leur relation et certains que ces instants exceptionnels resteront gravés à jamais.

 

La soirée était déjà bien avancée, et que mon dos semblait couvert de milliers de marques, de meurtrissures, de zones en éruption tellement maîtresse avait pu les écraser sans ménagement lors de ses nombreux passages.  Toutefois, je me sentais de mieux en mieux à cette place me fondant avec le parquet, trouvant ma place au milieu d’autres objets utiles ou décoratifs, pouvant de plus admirer des pieds magnifiquement chaussés avant qu’ils ne prennent place sur mon anatomie, consentant à y rester encore des heures voire des jours.

 

« Ah Boris, il faut absolument que l’on essaient les chaussures qu’il a ramené d’Amsterdam, elles ont de véritables pointes à l’extrémité du talon !!! ». Je dus vite ramper jusqu’au lit de Maîtresse où elle m’attendait avec à la main une création d’un spécialiste des chaussures pour dominatrices. La paire n'était pas la plus SM de toutes, mais très soignée en cuir noir dotée de fines lanières à nouer tout autour des chevilles, avec surtout des talons en acier inoxydable de plus de 20 centimètres, disposant d’une extrémité savamment étudiée : La partie touchant le sol était légèrement courbée pour ne pas s’y enfoncer et l’aiguille acérée se trouvait ainsi orientée vers l’arrière de la chaussure.

 

« Gary est allé les chercher loin car elles permettent à la dominatrice de marquer avec son talon le corps de ses esclaves.  Il voudrait par exemple que lors d’une soirée fétichiste, je lui grave mon nom en grand sur son dos, ou que j’ y écrive des insultes».

Il était évident que la pointe de ces talons, réalisée à la perfection pouvait s’enfoncer sans grande résistance à travers la peau d’un soumis. Maîtresse Ava semblait surtout amusée par cette possibilité tout en se souciant de ne pas causer de véritables blessures ; elle aimait que ses nouveaux esclaves aillent toujours plus loin dans le don de leur personne, dans les humiliations afin de bien jauger leur degré de soumission. Pour autant, elle n’avait pas pour habitude d’infliger des tortures pouvant causer une trop grande douleur ou laisser des marques pendant des mois ; elle avait même interdit à un soumis de se tatouer le corps en son honneur.

 

« Tu vas juste me dire Boris si tu as trop mal lorsque j’appuie en arrière le talon sur ton dos ». Maîtresse était toujours assise sur le lit, avec au pied des escarpins capables de terroriser bien des candidats à la soumission. Je m’allongeai à nouveau sur le ventre et attendit quelques minutes avant de sentir la douleur promise qui passé la surprise resta relativement supportable. En une dizaine de mouvements, ma maîtresse parvint à écrire ses 3 lettres avec son pied et sans enfoncer trop profondément la pointe scalpel. Elle trouva le résultat assez satisfaisant, bien que les traits soient bien peu prononcés pour cette première expérience.

 

Finalement, c’est presque avec regrets que je vis disparaître au bout de quatre jours les 3 lettres inscrites par Maîtresse sur mon dos.  Le fait d’être ainsi marqué m’avait procuré des sensations très intenses car bien entendu, avant de m’endormir chaque soir, cela me permettait de fantasmer sur des scénari infiniment plus extrêmes.

Par boris d'Ava - Publié dans : Boris témoigne de sa totale soumission
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